Black Metal, Hard Rock, Heavy Metal, Punk, Symphonic Metal

Le tour de France avec cinq albums à découvrir !

Salut les No Namers ! On vous propose aujourd’hui de faire un tour de France, avec cinq albums sortis ou sur le point de paraître. Que vous soyez power, black, punk, hard, ou heavy, rien de tel pour accompagner votre été et pourquoi pas commencer à préparer la rentrée…

On commence par les parisiens de Krysaor, avec leur sympathique EP « A Winter’s Death ». Quatre titres constituent cette galette qui sent très bon les grandes années du heavy-metal symphonique et mélodique de la fin des années 90 et début 2000. C’est simple, tout ici rappelle le Helloween de l’ère « The Dark Ride », qui demeure au passage l’un de leur dernier grand disque.

Si des groupes comme Freedom Call, Vanden Plas, et Stratovarius, ont une bonne place dans votre cd-thèque, vous pourrez y inclure Krysaor sans aucun problème. Ici l’ensemble est très bien fait, les compositions tiennent très bien la route, et surtout, la musicalité est au rendez-vous. Pas de titre à retenir en particulier, « A Winter’s Death » s’écoute d’une traite. Un retour aux sources qui fait du bien.

Direction la ville du Havre maintenant, avec Carbonic Fields. La formation normande sortira son prochain album « Spiritus Mentis » le 7 Septembre 2026, et c’est une oreille totalement neuve qui découvre ce groupe, ayant poussé ses premiers hurlements en 2017. Dès la première écoute, ça rentre tout de suite dans le coeur du steak, le son de l’album est excellent, et l’ensemble des compos me rappellent qu’il faut que je réécoute sans tarder le monolithique « Enthrone Darkness Triumphant » de Dimmu Borgir.

Et ouais, je compare volontiers cet opus de nos frenchies, à ce pavé du black-sympho qui fait figure de référence depuis trente ans. On souhaite également le même parcours à Carbonic Fields, en toute sincérité.

En revanche, les morceaux « Devil(s)wing », « Let Us Prey » et « Pentacrual » sonnent un peu trop Magoyond, et rendent bancal le milieu de l’album, de part l’ambiance clownesque malsaine en vogue dans pas mal de formations françaises actuelles. Carbonic Fields n’en a nullement besoin pour exister, sa musique ce suffit à elle-même.

Le train s’arrête en gare de Lyon Perrache, pour retrouver Mess Out. Avec à son actif le EP « Kick Me To Death » sorti en 2024, le groupe sort cette année son premier album « We Will Set This Place On Fire », qui s’inscrit dans une lignée punk-rock énergique, entrainant, et une production bien abrasive qui met bien en avant les riffs tranchants.

Histoire d’élargir davantage son identité sonique, le groupe injecte dans sa musique pas mal d’éléments qui font penser par moments à System Of A Down, les amateurs devraient apprécier. Deux morceaux sont chantés en français (Crève / Idiocratie Généralisée), et pas besoin de chercher de midi à 14h pour deviner que Mess Out n’est pas vraiment d’accord avec la politique actuelle de notre pourtant belle France. Une bouffée d’air pur dans ce vrai monde de brutes.

Continuons notre tour de France, et faisons escale à Pontarlier, avec un guitar-heroe des 90’s, j’ai nommé Chris Savourey. C’est avec une certaine émotion avouée que j’ai écouté ce nouvel album, « 1966 ». Ayant découvert le guitariste en 1994 au moment de la sortie de son premier album auto-intitulé, qui a également été un des premiers du genre à me faire découvrir l’univers de la guitare instrumentale, au même titre que Patrick Rondat et Joe Satriani.

Ce premier album tourne toujours sur ma platine, et découvrant « 1966 », on est à des années lumières du style instru’ pur jus des débuts de l’ami Chris. Ici le rock estampillé Thin Lizzy, Deep Purple, et Marc Bolan tient une très bonne place, ce qui prouve que le tandem Gibson et Marshall a encore un avenir très prometteur en France. Les riffs sont accrocheurs, les soli sont élaborés avec soin et rendent justice à cette musique tantôt hard, tantôt blues, tantôt soul, qui continue à faire taper du pied depuis des décennies. Les vieux briscards sont toujours là, et il ne faut surtout pas changer cette recette qui gagne à chaque fois !

Mais si « 1966 » est un album très guitare bien évidemment, le chant n’est pas à oublier et quatre chanteurs se succèdent le long du track-listing de l’album. Même si Lukky, Franck Moondog, Tomas Baptista, font des merveilles sur leurs titres respectifs, la palme d’or revient à la chanteuse Rose Cater sur le flamboyant et très blues/soul « Break What’s Left On Me ». On retiendra donc que « 1966 » est un album très riche et varié s’adressant avant tout aux connaisseurs de rock. De vrai rock.

Si l’on tient compte du fait que le groupe s’appelait Oblivion au moment de sa création, la formation dans laquelle on retrouve les ex et désormais nouveaux membres de Nightmare, Jo et David Amore, compte à son actif cinq albums dont « Moonfall », qui sortira le 4 Septembre prochain. Kingcrown n’a donc pas perdu de temps, et son power-metal non plus. Sans chercher à dire que cela faisait un bail qu’un groupe français n’avait pas sonné de la sorte, il faut reconnaitre que cela faisait longtemps qu’un groupe français n’avait pas sonné de la sorte !

Kingcrown écrase tout avec ce nouvel album, la production en béton armée vous arrive droit dans la tronche, les riffs sont créatifs, tranchants, mélodiques, et vicieux (sur tous les morceaux), et nulle doute que certains titres deviendront de futurs hymnes (Moonfall/Lost Horizon/A Thousand Years/Rise Of The Machines). Le point culminant de l’album revient à la performance de Jo Amore, qui n’avait pas aussi bien chanté depuis longtemps.

Sur tous les titres de « Moonfall », le chanteur se donne à fond avec rage et conviction, et cela fait plaisir à entendre et à constater. Les fans de Helloween et Gamma Ray répondront présents, et l’acquisition de l’album s’avère indispensable pour les aficionados du genre.

Maintenant une question de taille se pose : l’engouement que suscite Kingcrown avec ce superbe album est tel, qu’il serait fort dommage que le futur planning de Nightmare ne lui fasse de l’ombre. Pour Kingcrown, c’est now or never !

Merci à Roger Wessier de Where The Promo Is pour les albums de Chris Savourey/Mess Out/Carbonic Fields/Krysaor, ainsi qu’à Kingcrown pour « Moonfall ».

Guillaume

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