Hard Rock, Reviews

Deadly Dust « Alright »

Lorsque vous discutez avec les membres de Deadly Dust, et que son chanteur André Fuciarelli lance en vous fixant dans le blanc des yeux, « on ne laissera jamais personne se mettre en travers de notre route« , vaut mieux prendre au sérieux le propos, car l’intensité du regard en dit beaucoup.

Là, vous sentez qu’il se passe quelque chose, et que vous êtes en présence de cinq gars qui ne sont pas ici pour faire dans la dentelle. Ou plutôt si, leur dentelle à eux. Celle qui sent bon ce que l’on appelait à une époque, le hard-rock. Le vrai, celui des riffs estampillés Dokken, Tygers Of Pan Tang, Aerosmith, Saxon, ou autre Blue Murder.

Rien à voir avec la bouillie sonore accordée plus grave de chez grave, qu’on veut absolument vendre aux fans, en prétextant que ça fait le buzz et que tout le monde en parle. Ce n’est pas parce que ça fait le buzz, que tout le monde en parle, que c’est forcément bien. Méditez là-dessus, vous avez tout le temps…

Ce même temps qui poursuit son chemin justement, et qui avec ce premier album, reprend les choses où elles c’étaient arrêtées après « Second To None » de Wild West en 2003. Précédent groupe d’André Fuciarelli, qui pratiquait ce même genre de hard-rock, burné, mélodique, avec une certaine patte. En écoutant « Alright », le parallèle entre ces deux disques est clair. Tout est là, et remis au goût du jour avec la production qui va bien.

Huit titres qui vous donneront l’envie de prendre le large, d’aller voir là-bas si vous y êtes, au volant de ce que vous avez sous la main. Faut pas se leurrer, l’album s’adresse davantage aux fans et ‘zicos old-school, et que vous conduisiez votre vieille R16 à défaut d’avoir la Mustang qui va bien, peu importe, c’est l’esprit qui compte. Imaginez-vous au volant de votre bolide en écoutant des pavés comme « All Together », « Paradise », « Pain », ou « Scorpion », si vous avez déjà ça au plus profond de vous c’est gagné, quel que soit l’enrobage.

Deadly Dust propose une vision authentique du straight to the point, sans tricher. On en profite, car des défenseurs de la cause comme celle-ci, dans notre beau pays, ne sont pas légion. Alors foncez les gars, le boulevard vous est grand ouvert !

Guillaume

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