Samedi 5 Août, il fallait se trouver à Cheffois (Vendée), pour assister à la 21 édition de la Bouillie à Sosso. Ce festival musical et solidaire, qui affichait complet cette année, a lieu le premier samedi du mois d’Août, et à accueillit dans son terrier depuis sa création, un certain nombre de formations de renoms dont Skip The Use, Ko Ko Mo, Bodh’Aktan, Elmer Food Beat, Deportivo, ou encore Les Trois Fromages et Les Fatals Picards.
Pour 2023, la programmation proposait une nouvelle fois une affiche des plus éclectique (Malo/Cats On Trees/Opah Dehëli), et côté électrique, ce qui nous intéressait sur No Name Radio, était de retrouver sur scène Les Wampas et Tagada Jones. Pour ne rien vous cacher, la première partie de soirée ne nous branchant pas vraiment, nous décidâmes (ndr : ça fait du bien d’utiliser le passé simple à la première personne du pluriel…) d’arriver sur le site aux environs de 22H.

Le temps de récupérer nos pass à l’entrée, de faire une visite du site en version nocturne, mais de manière très agréable, et de faire une halte pour prendre une pinte et un kebab, qui était ma fois fort bon, que les Wampas balancent leur premier riff vers 23h et des brouettes… Et nous n’en écrirons pas plus sur le sujet, car la presta du groupe de l’ex-électricien de la RATP ne nous a pas plu du tout ! Esprit punk peut-être, mais faut pas pousser le bouchon trop loin non plus. No comment…
Le set terminé, on retrouve Bleu Cerise qui assure les interludes entre chaque concert, et ce depuis le début du festival, sur fond d’un bal musette bien musclé. La formation revisite à sa sauce Joe Dassin, Diam’s, Laurie, La Compagnie Créôle, Alysée et moultes pépites du même genre (ndr : !!!) !

Alors oui c’est vrai, les versions originales de ces artistes ne sont pas du tout métal ou punk, mais le groupe a le mérite de revisiter ces morceaux avec cuivres, percussions, guitare, chant, d’un professionnalisme plus qu’affirmé et qui donne tout son sens à l’ambiance festive voulue et à la bonne humeur communicative qui s’en dégage. Pendant ce temps, le changement de plateau s’opère et le matos de Tagada Jones est installé…
1h du mat’, les Rennais entrent en scène, et un changement radical se fait sentir direct. Depuis la reprise des concerts post-covid, le groupe breton a répondu présent sur toutes les routes de France, pour défendre comme il se doit, son très bon dernier album sorti en 2020, « A Feu Et A Sang ». Ne faisant qu’accroitre une popularité plus que mérité. Le son de ce soir est quand à lui mortel, le quatuor est d’une efficacité redoutable, le show est rôdé au millimètre, et on devine aisément que les Jones ne sont pas venus en terre vendéenne que pour ramasser des fraises !

La set-list dévastatrice débute par « Le Dernier Baril », s’en suivent entre autres « Envers Et Contre Tout », « Zéro De Conduite », ou encore « Skin Ou Keupon ». Pour l’ambiance, Niko éructe le refrain du vengeur « Vendetta », rend hommage aux victimes des attentats du Bataclan en intro de « Vendredi 13 », ne manque pas de présenter tout le staff du groupe, et ponctue le concert avec l’hymne « Mort Aux Cons », en demandant au public de faire une standing-ovation à toute l’organisation du festival.
Au bout d’une heure menée tambour battant, Tagada Jones rend l’antenne, et ponctue cette 21e édition, qui était une première pour nous, car nouvellement arrivés dans la région il est toujours bon de goûter aux spécialités locales. L’air est plus que frisquet, normal à deux heures du matin, et la team regagne gentiment ses pénates, en chantant à tue tête dans la voiture le fédérateur « Mort Aux Cons », flanqué de son lala lalalala lalalala lalalala qui trouva ce soir un écho plus que retentissant. Merci à Tagada Jones pour l’intensité de son set, et à la Bouillie à Sosso pour l’organisation de son festival, à qui l’on souhaite de belles choses pour ses prochaines éditions.



La team No Name Radio (texte et photos)