Hard Rock, Interviews

Rebel Angels – L’interview de Daddy Rock !

En ces temps ou les riffs et soli authentiques de guitare sont relégués à nos bons souvenirs, subsistent encore dans nos contrées des irréductibles qui maintiennent le flambeau du rock. Le vrai rock. Celui joué avec une guitare qui a traversée les décennies, n’ayant pas besoin de finitions dites « relic » pour prouver qu’elle taquine grave dans le Marshall ! Avec Rebel Angels, il y a le vécu, l’expérience, et aucunement le besoin de se remettre en question musicalement pour être dans le mouv’. Rencontre avec Benjamin « Daddy Rock », batteur de la formation…

Présente moi le line up du groupe en 2025...

Oui bien sûr, le line-up actuel du groupe se compose de Jérémie (mon fils) qui est aujourd’hui au chant (depuis récemment) et à la guitare lead. Il a affûté son jeu à l’American School of Modern Music et apporte cette énergie mélodique, ce feu brut qui incarne l’âme du groupe. Moi-même, Benjamin, on me surnomme “Daddy Rock” à la maison et je tiens le groove derrière les fûts. Ensuite nous avons Morty à la 2ème guitare, et Paul à la basse, et sont tous les deux animés par la même volonté de faire vivre un rock authentique, racé, sans triche.

Pour les personnes qui ne connaissent pas encore Rebel Angels, un petit historique du groupe serait le bienvenu… 

Rebel Angels, c’est avant tout une histoire de rock, de famille et de transmission.
Fan absolu de classic rock et de hard des 80’s, j’ai très tôt transmis le virus à mon fils Jérémie, bercé aux Guns N’ Roses, Aerosmith, Alice Cooper ou encore Cinderella.
À la maison, les vinyles tournaient en boucle, les riffs s’imprimaient, et l’amour de la musique est devenu notre langage commun.

Avant Rebel Angels, nous avons joué plusieurs années sous le nom d’Under Influence, un groupe de reprises rock & hard rock.
De 2015 à 2021, on a sillonné les bars parisiens et les scènes de banlieue, en électrique comme en électro-acoustique, avec des reprises de Bon Jovi, Clapton, Billy Idol, Motley Crüe, Poison, les Stones, Dylan, Cat Stevens ou les Beatles…
Un vrai tour d’horizon des grands classiques qui ont forgé notre ADN.

Fin 2021, l’envie de composer s’est imposée naturellement. On a commencé à écrire nos propres morceaux, à les intégrer dans nos sets. Et Rebel Angels est né, avec l’ambition de porter notre voix, nos émotions, notre son. Nous avons sorti en octobre 2022 un 1er EP « Rip it off », sous notre 1ère formation. Une première carte de visite qui a été saluée par les webzines spécialisés et la presse spécialisée, c’était cool pour un démarrage.

Et ce 26 septembre 2025, sous notre nouveau line-up, Rebel Angels a sorti « Hot Live – From the Legendary Fismes Stage », enregistré le 2 mars 2025 à la convention Rock’n’Métal de Fismes. Inutile de préciser que cette aventure ne fait que commencer haha !

Le groupe vient de publier un EP live qui sent bon le vrai riff de guitare que l’on croyait perdu, de manière générale. Comment situez-vous la musique Rebel Angels par rapport à toutes ces mouvances dites « modernes » ? Has been ou in the mood ? 

Si je devais définir le style de Rebel Angels, je dirais sans hésiter que nous jouons du classic rock de cœur & racé ! Un rock vintage 80’s qui claque, qui groove, qui parle autant aux tripes qu’aux oreilles. On attache une importance particulière à l’énergie, aux mélodies qui marquent, aux refrains qu’on retient et surtout à l’émotion dégagée. Nos riffs sont soignés pour qu’ils sonnent vrai et restent en tête et on aime jouer avec les nuances.

Certains de nos morceaux peuvent être traversés d’une vibe americana rock, d’un esprit Dylan ou Stones, quand d’autres tapent plus fort, plus hard rock frontalement. Ce mélange, c’est ce qui fait notre couleur : on varie les ambiances, sans jamais perdre notre identité. C’est du classic rock, mais avec notre empreinte à nous, et pour répondre précisément à ta question, nous sommes donc totalement à la marge des mouvances « modernes », et donc clairement Has Been, BUT in the mood for us 😉

« Hot Live » est un préambule à votre premier album studio qui devrait sortir en 2026. Que réserve et contiendra ce futur album ? 

Oui tout à fait, « Hot Live » est une mise en bouche, et le plat de résistance arrive pour 2026 ! Nous travaillons déjà à fond en studio sur l’album ! Nous devrions être entre 10 et 12 titres, ce n’est pas encore totalement arrêté à date.

Ce que l’on peut déjà te dire, c’est que chaque morceau aura son univers propre : certains titres balancent du Classic Rock bien musclé, d’autres explorent des ambiances plus bluesy et americana… mais toujours dans notre couleur, avec notre patte.
On ne veut pas d’un disque linéaire : ce qu’on prépare, c’est un vrai voyage. Un road movie rock, où chaque chanson est un chapitre, une escale, une émotion différente.
Alors on ne va pas tout spoiler, mais clairement, l’album est pensé comme une aventure humaine et spirituelle…

Pourquoi un EP live à la place d’un enregistrement studio ? 

On voulait garder un souvenir gravé au fer rouge de ce concert à Fismes.
L’accueil, l’orga, le son sur scène, tout était réuni pour que ce soit un moment fort. Et sans oublier le public. Beaucoup nous découvraient ce jour-là et l’énergie qu’ils nous ont envoyée a été incroyable.

On savait que le concert était enregistré, alors après le show, en réécoutant les bandes, on s’est dit : « Ce moment mérite d’être gravé », on va sortir un EP avec 4 titres tirés de cette captation live.
Et voilà comment est né ce EP, un concentré brut d’émotions qu’on avait envie de partager au-delà de la salle. « Hot Live » joue vraiment le rôle de trait d’union. Il vient clore un chapitre et préparer le terrain pour notre 1er album studio.

Si vous aviez 4/5 albums phares qui coulent dans vos riffs ? 

Oui bien sûr, alors pour moi, Benjamin, il y a Great White « Hooked » et Cinderella « Long Cold Winter », deux disques qui tournent en boucle chez moi depuis des années et qui me ramènent direct à l’âme des 80’s.
Angel City avec « Night Attack », un son puissant, des morceaux pleins d’accroche et cette touche personnelle inimitable.
« High and Dry » de Def Leppard, album très rock, brut et mélodique qui a posé les bases de tout ce que j’aime dans le hard rock britannique.
Et pour finit, Rock City Machine Co, leur 1er album est une pépite. Des compos efficaces, un vrai son 80’s, génial.

Pour Jérémie, on retrouve « Contraband » de Velvet Revolver, un condensé de puissance et de tension, un disque qui marque dès la première écoute. Slash y est magistral et c’est un album qui me donne toujours l’envie de jouer à fond.
« Jar of Lies » d’Alice In Chains pour la beauté sombre et fragile de ses mélodies. Il y a une intensité émotionnelle unique dans cet album.
Et le superbe « Book of Shadows » de Zakk Wylde, véritable bijou acoustique et introspectif. Cet album touche profondément, il montre une autre facette de ce guitariste hors norme. C’est à la fois brut, sincère et apaisant.

Que souhaiter à Rebel Angels pour la suite de vos aventures ? 

Du feu, du cœur et du monde devant la scène !
Nous espérons un bel accueil pour « Hot Live », et surtout, un premier album qui nous ressemble avec du pur Classic Rock, sincère, organique, émotionnel et varié.
Et puis des dates, encore des dates, pour le jouer, le partager et croiser partout en France (et plus loin !) des passionnés comme nous.
Nous avons la flamme, nous voulons juste continuer à la faire circuler !

Quelque chose à ajouter pour conclure ? 

Un immense merci à toi Guillaume pour cette interview et pour l’opportunité de figurer dans les pages de ton site ! Nous sommes fiers et heureux d’y être.
Bravo pour ta passion et ta flamme pour faire vivre le rock et le métal sous toutes leurs formes.

Respect, You Rock, We Love You, et bien sûr… Long live No Name Radio !

Guillaume

Merci à Roger Wessier de Where The Promo Is

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