Pour la seconde année consécutive No Name Radio était accréditée pour le Barbeuk Metal Fest, le rendez-vous estival heavy/thrash/death old-school qui monte qui monte ! Festival situé à 30 kms à l’est de Nantes (direction Ancenis), l’édition 2025 proposait un line-up vraiment alléchant, avec quand-même, Tygers Of Pan Tang, Onslaught, Hitten, Xentrix, Angelus Apatrida, et les rois du death-mélodique de Destinity.
Pour des questions de calendrier, il m’était juste possible d’assister à la journée du samedi, et même si j’ai loupé les légendaires Tygers Of Pan Tang, d’autres emblématiques étaient au programme, donc no regrets. Ah oui, autre détail qui a eu toute son importance, il a fait beau, contrairement à l’année dernière ! Pas la moindre goutte de pluie même pour le vendredi, donc tous les éléments étaient réunis pour que les festivaliers passent deux jours mémorables.

Le samedi pointe le bout de ses riffs, je charge la No Name mobile, et direction Champtoceaux ! J’arrive sur place en début d’après-midi, le temps de me garer, me badigeonner de crème solaire, car l’envie de griller façon barbeuk n’était pas au menu, d’ensuite récupérer mon pass, que je retrouve mes confrères Jérôme et Stéphane de l’émission Metal Zone de Radio Oxygène. Les deux acolytes étaient chargés de la relation presse/groupes pour les interviews du jour, et de mon côté un planning de taille m’attendait, avec au programme, Xentrix, Onslaught, Destinity. En un mot, impeccable !
Juste histoire de faire le point de mon emploi du temps et de siroter un breuvage local, avec modération, en compagnie de mon ami Khermit Chris de France Metal, que le premier concert commence, avec les Nantais de Nervous Decay. Très bonne surprise, le combo distille un death-metal old-school qui assure vraiment bien. Si vous aimez le mighty Death époques « Leprosy » et « Human », c’est que du bonheur ! Mention spéciale pour la batteuse Alice Lesage, qui incarne un Sean Reinert en version féminine, impressionnante derrière ses fûts. A revoir on-stage dès que possible.

Les Italiens d’Athenesi prennent ensuite le relais, dans un registre plus orienté modern-metal. Occupé à prendre des photos des décors du site, je n’ai pas vu les premières minutes du show, mais d’après ce j’ai compris, le soliste commença son set en cassant une des cordes de sa guitare. Pas de bol. Le groupe continua de jouer en bon professionnel, et une fois l’incident résolu, le quartet poursuivi sa presta avec brio.

Direction ensuite l’espace presse du festival pour ma première interview du jour, en compagnie de Jay Walsh et Kristian Havard de Xentrix. C’est dans une ambiance très cool et chaleureuse, que les deux guitaristes feront le bilan très positif de leur précédent et excellent album « Seven Words » sorti en 2022.
L’album fût très bien accueilli par la presse et les fans, et Kristian en profite pour me confier qu’une des principales réussites du disque fût la production en béton armé d’Andy Sneap, ex-guitariste de Sabbat et actuel guitariste/producteur de Judas Priest. Si vous ne connaissez pas encore « Seven Words », vous pouvez y aller les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes !
Le prochain album du gang est actuellement en préparation et sortira l’année prochaine, toujours chez Listenable Records. Donc tout va bien, les nouvelles sont bonnes, alors stay tuned !

Après la séance de signatures de mes albums de Xentrix et quelques photos, je rejoins la loge des vétérans du speed-metal de Bristol d’Onslaught, où m’attend le batteur James Perry. Le sympathique drummer, fait le bilan très positif de l’album « Origins Of Aggression » sorti chez RPM en avril dernier. James m’explique que cette relecture de certains anciens titres cultes du groupe ainsi que les covers de Motörhead, Dead Kennedys, The Exploited, GBH et Discharge, étaient indispensables pour perpétuer le nom et le son du groupe, gagner de nouveaux fans, et commémorer aussi les 40 ans d’Onslaught.
James me parle aussi des prochaines dates australiennes du mois de Novembre de cette année, le groupe est très excité à l’idée de partir jouer là-bas, et la tournée européenne prévue début 2026 s’annonce très bien. C’est aussi avec une certaine émotion que James partage le fait que de faire partie du groupe est une grande fierté pour lui, et qu’Onslaught représente une page de l’histoire du thrash made in England au même titre que leurs amis de Xentrix of course, mais aussi Acid Reign et Sabbat (RIP).
De nouvelles compos sont en préparation, mais pour le moment le groupe se concentre avant toute chose sur ses concerts, donc affaire à suivre de très près, et que de toute manière Onslaught continuera à jouer du thrash comme il le fait depuis les débuts du groupe. James ponctuera cet entretien avec le sourire, et sur un très juste « If you don’t play speed-riffs, you don’t play thrash-metal haha ! » ! Et il a tout à fait raison !

Pour terminer en beauté, et en français, je retrouve Mick et Flo de Destinity, pour une interview que vous pourrez écouter prochainement via le site de la radio. L’échange fût comme d’habitude très sympa, et d’un point de vue très personnel c’est toujours un vrai plaisir que de passer du temps avec Destinity, car ce fût une des premières formations interviewée lors de mes débuts d’animateur radio à Lyon au début des années 2000, notamment pour les sorties des deux premiers albums du groupe, « Under The Smell Of Chaos » de 2002 et « In Excelsis Demantia » de 2003. Souvenirs, souvenirs !

Après les différents brins de causettes passés avec les groupes et mes collègues des différents médias, retour dans le pit pour la fin du set des Bisontins de Carcariass, suivi de Destinity, qui pendant pratiquement une heure, offrira à l’assemblée un show intense, puissant, et redoutablement efficace.
Pour faire simple, c’est le concert que j’ai préféré de toute ma journée ! Mick impérial au chant, une section rythmique à couper le souffle, et la paire guitaristique Stéphane Barboni/Sébastien Vom Scheidt d’une réelle complémentarité. Un death-metal mélodique au top, et dans mon peloton de tête de mes formations françaises favorites avec bien évidemment Loudblast et Mercyless.


Retour ensuite aux fondamentaux du thrash-metal avec Xentrix. Les natifs de Preston dans le Lancashire, feront la part belle, durant leur set, à la quasi totalité de leur discographie. De « Shattered Existence » en passant par « For Whose Advantage », « Bury The Pain », et le récent et excellent « Seven Words », les quatre principaux albums du quatuor seront donc représentés, sans oublier un passage du « Sabbath Bloody Sabbath » du Sab’ pour rendre hommage à Ozzy Osbourne. Aidé en cela par un son de façade clair, propre et défini, bravo la régie !


Direction ensuite l’Espagne avec les moshers d’Angelus Apatrida, qui délivreront un set excellent et redoutablement « in your face ». Pour moi il s’agissait de mon premier concert du groupe, et également une découverte, car même si je connaissais que de nom, je n’avais jamais écouté le quatuor d’Albacete.
La seule chose que je peux vous dire, c’est que leur thrash a des goûts de « reviens-y », et qu’après leur show je me suis dirigé d’un pas (très) décidé vers leur stand de merch ! Rendez-vous très bientôt sur mes platines.

Et bien sûr, après ces réjouissances ibériques, la destination finale de cette troisième édition du Barbeuk Metal Fest, n’était autre que Bristol avec la légende Onslaught, qui pendant une heure et quart remis les pendules à l’heure du thrash underground des 80’s.
Avec entre autres « Power From Hell », « Let There Be Death », « Metal Forces », « Iron Fist (Motörhead) », et « Thermonuclear Devastation », une bonne rouste comment dire, apocalyptique ! Si l’assaut british passe près de chez vous, foncez dans le tas !

C’est avec « Metal Forces » que cette édition 2025 pris fin, il me reste à remercier de nouveau toute l’organisation qui rend possible ce festival qui n’a pas fini d’en découdre avec le gros son à la mode old-school, et le duo Jérôme et Stéphane de Metal Zone-RadioOxygène, pour leur sympathie, leur disponibilité et leur professionnalisme, merci les gars !
Le rendez-vous est donc déjà pris pour le tome quatre du Barbeuk Metal Fest, aucune date n’est encore fixée, aucun groupe n’est encore annoncé, mais ça fait rien, je réserve déjà mon prochain week-end de la fin Août 2026 dans le Maine et Loire, pour une nouvelle édition qui va nous réserver de grandes surprises, j’en suis persuadé. Allez, à l’année prochaine !
… et last but not least, les photos de la déco de cette année…







Guillaume