No Namers, si vous aimez le real-underground, lisez donc les prochaines lignes pour découvrir sept albums de l’écurie lilloise Great Dane Records…
Red Dead « Paths Across The Graves » : Le jeu de mot est peut-être facile si vous avez la référence, mais Red is not dead ! Le troisième album des bayonnais est excellent, dix titres de death-metal old-school in your face, qui trouveront preneur auprès des fans des ténors du genre, Benediction en tête.
La pochette met dans l’ambiance tout de suite, le quatuor est pas là pour rigoler. Non seulement ça se voit, et surtout ça s’entend. N’hésitez pas !

Breeding Chaos « Distant Planets » : Premier album de la formation phocéenne, qui met toutes les chances de son côté pour toucher un public spécifique, amateur de riffs complexes et alambiqués. Un death-metal technique qui semble resurgir d’outre-tombe, non seulement pour la voix, mais qui rappelle deux figures emblématiques de l’underground français des 90’s, Droys et Catacomb. Un critère de qualité.
Pour auditeurs connaisseurs, et mention spéciale pour les instrumentaux « Distant Planets/Pillars Of Creation/Bitter Closure ».

Execution « Camisole » : Les limougeauds sont de retour avec ce troisième album au son gros comme ça. Huit titres d’un death-black symphonique bien écrit qui séduira les disciples de Dimmu Borgir, et l’underground de ce style couvrant la période fin 90’s/début 2000.
La production est efficace, attention toutefois à la justesse de certains soli.

Soulreapers « Melody Of Chaos » : Duo italien de death-metal moderne et mélodique, avec notamment l’ex-Natron Mike Tarantino au chant. La mixité des styles est au rendez-vous, les neuf titres alternent entre vitesse grand V (Terrifying Souls), mid-tempo au envolées lyriques (Testament Of Madness), et black dimmu-borgien (Blank Slates). Nos amis n’ont pas de temps à perdre et le font savoir.
L’usage d’un pitch-shifter pour enrichir les parties solo c’est bien mais avec parcimonie (Time Is Passing), et les ambiances symphoniques des claviers sonnent un tantinet Bontempi. C’est dommage, mais ça dénature l’intensité musicale qui est pourtant au rendez-vous.

Tales Of Blood « Breath Of Repugnance » : Avec à son actif deux mini-LPs et un album, la formation parisienne a trouvée refuge dans sa cave favorite, histoire d’accoucher de neuf titres qui suintent bon le death-grind craspek bien malsain. Le résultat est sans aucun compromis, la boucherie est au rendez-vous, et on aimerait pas être à la place de la victime. Pour nettoyer les draps, va falloir y aller !
La pochette d’un vomitif assumé, cherche a faire passer celle du mythique « Been Caught Buttering » de Pungent Stench pour du bon goût. En gros, ça colle et on aime !

Unreal Overflows « Slaves Of The Inhuman Future World » : Les espagnols d’Unreal Overflows proposent avec ce quatrième album un death-metal technique intelligent et très bien fait, qui n’est pas sans rappeler Death, Atheist, Cynic, et Pestilence. La crème des crèmes quoi !
La production peaufinée au millimètre met en avant toutes les subtilités de la musique de notre duo, c’est du très bon boulot. Ici, on aime et on raffole pleinement de ce genre d’albums. Olé !

Zora « Scream Your Hate » : Le second album du trio italien initialement sorti en 2016, ce voit réédité cette année par la maison lilloise. Si par hasard vous n’avez jamais écouté ce « Scream Your Hate », pour vous donner l’eau à la bouche, vocalement c’est du gruik, et musicalement ça se rapproche férocement de ce que Napalm Death proposait sur « Utopia Banished ». Faites le test avec « Trapped Mosquito » et « Banquet Of Flesh » et on en reparle !
Cerise sur le gâteau, cette reissue, comme on dit dans le milieu, propose le live-bootleg « 20 Years Of Hate », avec onze titres enregistrés en Italie en 2023. Histoire de prolonger le plaisir. Merci qui ?

Guillaume